Le matin, pendant qu’il prend son petit déjeuné, elle aère les chambres, fait les lits et remplace les draps des enfants.Les enfants... elle les lave puis les habille avant de nettoyer succinctement la salle de bain.
Dès qu’ils sont partis pour l’école elle vide la machine à laver et étend le linge sur le balcon avant de sortir la poubelle. Surtout, ne pas oublier de mettre un nouveau sac plastique. Sans trainer elle débarrasse la table, range la confiture, s'occupe de la vaisselle dans l'évier, la sèche puis enfin la range.
Dans la journée elle nettoie le réfrigérateur, le four micro-onde, le plan de travail, la machine à café, la bouilloire et le sol de la cuisine. Elle passe l’aspirateur dans le salon puis dans les chambres, le bureau, l’entrée sans oublier le tapis du couloir. Vers les onze heures elle allume la radio qu’elle écoute distraitement en classant des papiers et en réglant quelques factures. Après avoir mangé deux bricoles le nez dans le journal elle repasse, reprise quelques chaussettes, se lance dans les ourlets,amidonne, plie et range le linge puis galope en direction des vitres avec la ferme intention de les faire briller. A cinq heures elle retourne dans la cuisine pour préparer le repas du soir tout en remplissant l'arrosoire.
Quand sa petite famille rentre elle ramasse les chaussures, les manteaux, l’attaché-case et les cartables. Dans les cris elle donne le bain aux plus petits en jetant un œil aux devoirs des plus grands. Ensuite elle consulte la météo afin de sortir les vêtements adéquates pour le lendemain.
Elle demande à la cantonade que quelqu’un se bouge pour mettre la table mais c'est comme si elle pissait dans un violon. Le repas est un enfer. Un enfer qu'elle débarrassera et dont elle lavera la vaisselle (encore) avant de lire une histoire, de brancher la veilleuse,d'éteindre la lumière et faire mine de s’intéresser une demie heure à se que raconte son mari.
Elle a fait ça chaque jour pendant vingt ans mais aujourd’hui elle fume cigarettes sur cigarettes vautrée sur la chaise longue du balcon. Hier, elle a tué son mari en lui administrant un coup derrière la nuque avec le gigot qu’elle venait juste de sortir du congélateur.
Dans la journée elle nettoie le réfrigérateur, le four micro-onde, le plan de travail, la machine à café, la bouilloire et le sol de la cuisine. Elle passe l’aspirateur dans le salon puis dans les chambres, le bureau, l’entrée sans oublier le tapis du couloir. Vers les onze heures elle allume la radio qu’elle écoute distraitement en classant des papiers et en réglant quelques factures. Après avoir mangé deux bricoles le nez dans le journal elle repasse, reprise quelques chaussettes, se lance dans les ourlets,amidonne, plie et range le linge puis galope en direction des vitres avec la ferme intention de les faire briller. A cinq heures elle retourne dans la cuisine pour préparer le repas du soir tout en remplissant l'arrosoire.
Quand sa petite famille rentre elle ramasse les chaussures, les manteaux, l’attaché-case et les cartables. Dans les cris elle donne le bain aux plus petits en jetant un œil aux devoirs des plus grands. Ensuite elle consulte la météo afin de sortir les vêtements adéquates pour le lendemain.
Elle demande à la cantonade que quelqu’un se bouge pour mettre la table mais c'est comme si elle pissait dans un violon. Le repas est un enfer. Un enfer qu'elle débarrassera et dont elle lavera la vaisselle (encore) avant de lire une histoire, de brancher la veilleuse,d'éteindre la lumière et faire mine de s’intéresser une demie heure à se que raconte son mari.
Elle a fait ça chaque jour pendant vingt ans mais aujourd’hui elle fume cigarettes sur cigarettes vautrée sur la chaise longue du balcon. Hier, elle a tué son mari en lui administrant un coup derrière la nuque avec le gigot qu’elle venait juste de sortir du congélateur.
Tuer son mari en le frappant avec un gigot congelé … L’idée lui était venu la veille alors qu'elle lisait aux enfants une nouvelle de Roald Dahl.
Juin10
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